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Thème : Quel travail faut-il accomplir pour réconcilier la mémoire, la culture et l'identité ?

Réflexion d'une antillaise de l'Hexagone

Les Etats Généraux des départements d'Outre-Mer ne nous laissent pas indifférents, nous les ultra-marins de l'hexagone.

A travers les revendications entendues ici et là, on ne trouve aucune trace de note situation.

Je veux parler de cette génération, née dans l'hexagone, de parents Antillais, Guyannais, Réunionnais, qui a l'impression de ne trouver sa place nulle part.

En effet, noous éprouvons les mêmes difficultés que les autres pour nous situer dans l'Hexagone : mais là où le bas blesse, c'est que nous ne sommes pas admis dans notre communauté quand nous essayons de rejoindre les nôtres restés ou retournés au pays.

Nous avons l'impression d'être des enfants de nulle part, sans racines sur lesquelles s'appuyer.

J'en veux pour preuve le fait que le cadre de la continuité territoriale, personne n'a pensé à nous.

Même fonctionnaire, nous n'avons pas droit aux congés bonifiés dont bénéficient nos cousins nés sur leur île d'origine.

Nous devons donc nous acquitter du billet d'avion au prix fort avec nos maigres moyens, sans oublier, pour certains, l'hébergement, s'ils sont chargés de famille.

Nous demandons à ce que nos doléances soient prises en compte par ces Etats Généraux.

A savoir :
- Avoir la possibilité d'aller à un évènement familial se produisant dans notre île (Mariage, naissance, enterrement ou tout simplement culturel) à un tarif préférentiel).
- Pouvoir venir en vacances une fois tous les trois ans, comme les fonctionnaires, à un prix abordable.
- En fait, nous permettre d'établir un pont avec parents car demain nous hériterons d'un bien pour lequel nous aurons toutes les peines du monde à identifier.

Cela peut s'appeler l'égalité des chances qui aurait un autre visage que celui donne un billet dans un quota restreint, à une date imposée à un prix encore trop élevé.
Nous voulons obtenir des droits et non être tributaires du bon vouloir des compagnies aériennes.