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Thème : Quelle relation faut-il développer avec les voisins de chaque territoire d'Outre-Mer ?

Pour une coopération historique régionale !

Notre conviction peut se résumer dans cette maxime : C’est l’histoire qui a isolé La Réunion de sa Région et c’est par une politique de l’histoire qu’on pourra impulser une vraie coopération régionale.

Un constat : La Réunion est un isolat dans sa Région. C’est le résultat d’une politique de décolonisation et de Guerre Froide. Mais il ne serait pas raisonnable de se satisfaire de cette situation à moins de vouloir cultiver les handicaps. Il n’est pas possible en effet de concevoir un développement cohérent en dehors de la mondialisation.
Il y a pourtant des obstacles qui se dressent à l’encontre de ces vues de bon sens. Ils sont à rechercher dans l’histoire de la traite esclavagiste et du coolie trade. La reprise des échanges avec les pays de peuplement suppose que soit épuré ce passif pour « renouer les liens après la chaîne » selon la formule de Doudou Diène (inspirateur de la « Route de l’Esclave » de l’UNESCO).

Des propositions : La Réunion peut devenir un centre d’impulsions dans sa Région. Elle a pour cela toutes les potentialités requises, il ne lui manque que la volonté politique pour initier un dialogue interculturel régional. C’est pourquoi un programme de coopération régionale pour une histoire de l’océan Indien pourrait sans doute être bénéfique. Ce programme comporterait plusieurs volets :
l’installation à La Réunion d’un Mémorial de la traite des esclaves africains
la mise en place d’un programme de recherches historiques sur la traite esclavagiste dans l’océan Indien
la réalisation d’un manuel d’histoire de l’océan Indien et le lancement de classes pilotes dans plusieurs pays simultanément
l’institution d’un Centre de Ressources pour faciliter les recherches personnelles, les voyages, les jumelages
l’instauration d’une Fondation pour stimuler et soutenir les projets, les rencontres, l’édition…

Philippe BESSIERE, pour l’association Rasine Kaf.