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Thème : Quel travail faut-il accomplir pour réconcilier la mémoire, la culture et l'identité ?

PARTICIPATION DE LA COMMUNAUTE RASTAFARI AUX ETATS GENERAUX DE LA GUADELOUPE

LE LION CONQUERANT BRISERA TOUTES LES CHAINES

DOSSIER RASTAFARI POUR LES ETATS GENERAUX DE LA GUADELOUPE

Nous rendons grâce pour la vie, celui qui donne la vie et qui la préserve, le créateur de l’univers, le Christ dans son caractère royal sa majesté impériale Haile Selassie I Jah RastafarI.
Depuis le début de la grève menée par le ‘Lyannaj Kont Pwofitasion’ qui a débuté le 20 janvier 2009, la parole s’est libérée, et les bouches déliées pour dénoncer les abus et les injustices qui perdurent depuis de très nombreuses années dans la société guadeloupéenne atteinte par les maux de l’impérialisme, du colonialisme et du capitalisme que sont en autres la crise identitaire, la corruption, la violence, l’exploitation économique, la perte des valeurs morales et spirituelles, l’assistanat, l’assimilation…
Partout les discutions sont animées sur ces sujets délicats pour choisir nos orientations présentes et futures dans un contexte international incertain.
Les membres de la nation RastafarI, nous les enfants de sa Majesté Impérial Haile Selassie I, fervent défenseurs de la puissance du verbe et de la force du droit, avons décidé de prendre part à ce débat sur l’avenir du peuple.
C’est dans cet esprit que nous avons préparé cette contribution aux états généraux de la Guadeloupe pour faire connaître clairement à l’état Français les revendications et les solutions préconisées par la Nation RastafarI en accord avec notre philosophie de vie, notre but et notre destinée.
En effet, lors de réunions regroupant l’E.A.B.I.C l’Ethiopia Africa Black International Congress (le congrès international noir ethiopie afrique) fondation et église RastafarI ayant ses quartiers généraux en Jamaïque et des branches dans plusieurs pays du monde, organisation non gouvernementale enregistrée aux Nations Unies, déclarée en tant qu’association loi 1901 en Martinique et en France ,et avec des représentants officiels en Guadeloupe, ainsi que ‘RastafarI Ways’ association loi 1901 en Guadeloupe et aussi bien-sûr des membres de la communauté venus à titre personnel, nous avons élaboré ce document basé sur 4 grands thèmes fondamentaux :

1 La reconnaissance de l’identité africaine
2 Le rapatriement
3 Les réparations
4 Les libertés cultuelles et religieuses

LA RECONNAISSANCE DE L'IDENTITE AFRICAINE

Depuis le temps de l’esclavage et de la traite négrière qui a vu des millions d’africains, nos ancêtres, venir dans la caraïbe en général, et en Guadeloupe en particulier, l’identité Africaine est à la base de la culture guadeloupéenne (cuisine, musique, médecine traditionnelle, littérature …etc.)
Nous, les membres de la nation RastafarI sommes connus internationalement pour être d’infatigables défenseurs de cette identité africaine qui est le cœur et la source de nos traditions et de notre culture.
C’est pour cela qu’ici, en Guadeloupe, territoire où la majorité de la population est africaine, nous militons pour la réappropriation par le peuple de cette identité première.
Cette réappropriation passe par la pleine reconnaissance par l’état Français de notre identité africaine dans le cadre de ses institutions.
En ce sens, nous demandons que les mesures suivantes soient appliquées :

1° Pour la reconnaissance de notre identité Africaine sur tout le territoire Français et en particulier les régions à forte population africaine, nous demandons :

a) La révision des programmes de l’éducation nationale :

.Enseignement de la culture noire et de la sagesse
Africaine
.La mise en valeur des liens historiques entre l’Afrique
et la Guadeloupe
.La mise en valeur des recherches sur l’Africanité
du créole (cf. livre d’Ama Mazama)
.L’enseignement de langues Africaines

b) La diffusion par les médias publics d’un plus grand nombre de programmes concernant l’Afrique et sa culture.

2 ° Sachant que les africains du continent et tous les descendants d’esclaves sont les membres d’une même famille déchirée et éparpillée, il est inadmissible que les contacts entre ses populations soient freinés par des difficultés administratives. Pour mettre fin à cette injustice insupportable nous exigeons que les mesures suivantes soient prises pour la facilitation des échanges entre la Guadeloupe, l’Afrique et le reste de la diaspora particulièrement dans les Amériques et dans la caraïbe :

a) La suppression des visas et des droits de douane

b) l’établissement d’ambassades et de représentations d’institutions africaines en Guadeloupe.

c) Des programmes d’échanges éducatifs, culturels et sportifs entre l’Afrique et la diaspora.

d) l’établissement de vols réguliers avec l’Afrique.

3° Pour un certain nombre de personnes dans la population, particulièrement au sein de la communauté RastafarI, l’identité africaine constitue aussi notre vraie nationalité.

C’est pour cela que selon l’article 15 de la déclaration universelle des droits de l’homme : 1 .Tout individu a le droit à une nationalité. 2. Nul ne peut-être arbitrairement privé de sa nationalité ni du droit de changer de nationalité.
Nous demandons pour tous ceux qui le désirent l’accès à une nationalité Africaine facilitée par des accords entre la France et les états Africains.

Pour conclure sur ce thème fondateur, nous ajouterons que l’Afrique est notre identité et que nous ne pouvons nous permettre des changer notre identité, ce que nous sommes réellement. Donc nous resterons ferme dans l’affirmation positive de notre culture africaine.

LE RAPATRIEMENT

Selon l’article 13 de la déclaration universelle des droits de l’homme stipulant que :

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un état.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Le rapatriement est un droit qui doit- être reconnu internationalement donc y compris par la France et l’Union Européenne.
Au travers de la traite négrière et de l’esclavage, ces crimes abominables contre l’humanité auquel la France a participé, nos ancêtres sont arrivés ici, en Guadeloupe, illégalement et en payant le prix fort, celui de leurs vies. Aujourd’hui, nous leurs descendants réclamons le droit de retourner légalement et gratuitement dans Notre pays, patrie et héritage : L’AFRIQUE.
Pour que le droit au rapatriement devienne effectif nous exigeons la mise en place des mesures suivantes :

1° L’organisation de missions de prospection en Afrique pour déterminer les pays d’Afrique qui seraient prêts à recevoir, en concertation avec la France et les personnes concernées, leurs frères et sœurs de la diaspora.

En effet, la reconnaissance du droit au rapatriement doit s’accompagner d’un dispositif permettant de rendre cette entreprise viable.
La mise en place de missions prospective en Afrique, particulièrement dans les pays dit francophone constitue la phase préparatoire de ce dispositif mettant en contact les différentes parties concernées par l’établissement de ce droit international et universel.

2° La mise à disposition de moyen de transport gratuit pour le rapatriement de tous ceux qui le désirent constitue la 2ème phase de ce processus de rapatriement tel que le préconisait l’honorable Marcus Mosiah Garvey le prophète du retour des descendants d’esclaves sur leur terre d’origine.
Nous exigeons particulièrement l’établissement d’une compagnie maritime « la Black Star Line » entre l’Afrique et la diaspora permettant le transport de passagers et aussi le transport de marchandises pour des échanges commerciaux et culturels.

3° L’accès à la nationalité africaine et la mise en place de structure d’accueil.

Cette dernière phase du dispositif de rapatriement demande aussi qu’un accord entre les gouvernements des états de départ, dont la France fait partie, les états africains, et les candidats au rapatriement pour assurer à ces derniers des conditions de vie acceptables (habitat, terre, demande administratives…etc.) permettant la réussite de leurs projets pour le bénéfice de l’Afrique et de l’humanité.

4° Le financement du rapatriement

Nous avons déterminé les 3 phases du dispositif de rapatriement dont nous demandons la mise en œuvre que sont la prospection, le transport et l’installation.
Nous savons que chacune de ces phases méritent des moyens financiers qui à notre avis dans un souci d’équité et de justice doivent être en très grande partie assurée par les anciennes puissances esclavagistes et coloniales tel que la France notamment dans le cadre des réparations qui est notre prochain thème de revendication.

Les membres de la diaspora en général et de la nation RastafarI en particulier n’ont pas attendu la reconnaissance de ce droit pour retourner. Tous ceux d’entre nous qui ont tenté cette aventure témoignent des énormes difficultés et dangers qu’ils ont eu à surmonter. Nous rendons grâce pour le courage de ces éclaireurs qui préparent le chemin.
Toutefois nous ne pouvons pas tous rentrer en Afrique par un schéma d’immigration rempli d’incertitudes.
Le rapatriement est un droit et nous nous battrons sans faiblir pour la reconnaissance de ce droit par la France et par toutes les institutions internationales connues et reconnues.

LES REPARATIONS

L’asservissement et l’exploitation de l’homme par l’homme, la confiscation de ses biens et l’utilisation de son territoire est l’activité la plus lucrative qui soit. Sur cette activité s’est bâtie des nations, des sociétés, des empires économiques en somme d’innombrables richesses et privilèges encore en cours à notre époque. Ce sont ces mêmes richesses et privilèges abominablement acquis qui amènent au ‘Pwofitasion’ de la société capitaliste moderne.
Pour toutes ces souffrances et pour toutes ces spoliations, l’Afrique est prête à pardonner. Mais comme dirai l’homme avisé : ‘il n’y a pas de pardon sans justice’. C’est pour cela que conscients de notre légitimité selon la déclaration universelle des droits de l’homme : article 3 : ‘tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne’, article 4 : ‘ nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes’ ; article 5 : ‘nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou des traitements cruels, inhumains ou dégradants’.
Nous exigeons que soit payé la facture des droits de l’homme et la femme noirs. Nous exigeons réparation pour financer l’indemnisation des descendants d’esclaves et de l’Afrique, ainsi que le rapatriement selon les modalités suivantes :

1 ° La création d’une commission chargée d’évaluer le montant du préjudice et le mode de versement de la somme :

La traite négrière, l’esclavage et la colonisation sont d’abord des entreprises économiques qui ont généré d’immenses bénéfices aux nations impliquées comme la France. C’est pour cela qu’il est très important que des réparations financières à la hauteur du préjudice et des profits amassés soit versées pour rembourser, indemniser et appliquer les droits des victimes.

2° L’application de l’article 3 de la loi Taubira stipulant que la France doit présenter une requête en reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité devant les instances internationales.
Cette action permettrai la reconnaissance du droit aux réparations et au rapatriement pour les descendants d’esclaves et la prise en compte de ses droits au niveau international.

3° L’exonération d’impôts et de taxes pour les populations d’origine africaines en vue de la création d’une caisse pour les réparations :

La population d’origine Africaine venue des Antilles et d’Afrique est l’une des plus défavorisée dans ce système économique du fait des discriminations subies dans l’histoire.
Cet étau économique doit être desserré pour permettre à cette population de souffler et d’accéder à ses aspirations profondes.

4° La suppression totale de la dette des états Africains
.
L’état d’endettement de l’Afrique est une injustice totale au regard de l’histoire. D’ailleurs quelque soit le montant de cette dette, il est très loin du montant du préjudice fait à l’Afrique. Donc il n’y a pas lieu de payer cette dette.

5° Les autres formes de réparations :

En dehors des réparations financières d’autres formes d’actions doivent être mise en place :

a) la restitution de tous les objets volés
b) le rétablissement de la réalité historique sur la traite negrière, l’esclavage et la colonisation
c) la levée de tous les privilèges économiques, sociaux et politiques.

Nous savons que le thème des réparations est un sujet sensible et même parfois dangereux pour ceux qui le soulève. Mais sachant que la déportation, les souffrances, le vol, l’exploitation, les discriminations ont fait de nous des pauvres, des démunis et des déshérités alors que l’Afrique est une terre d’abondance. Nous sommes bien décidés à mener ce combat pour la reconnaissance de nos droits et la reconquête de notre héritage.

LIBERTES CULTUELLES ET RELIGIEUSES

La fondation de la pensée RASTAFARI est d’annoncer au monde, la seconde venue du Christ tel que prévu dans les écritures saintes (Révélations Chap 5 et 19). L’accomplissement de cette prophétie dans l’histoire s’est manifesté le 02 novembre 1930 par le couronnement à ADDIS ABEBA en Ethiopie de sa majesté Impérial Hailé Selassie I et de sa femme l’impératrice Menen en tant que Roi des Rois, seigneur des Seigneurs, Lion conquérant de la tribu de Juda, lumière de ce monde.
Ce jour là un peuple est né : RASTAFARI
Une Nation reconnue et particulière avec ses principes, ses commandements, ses pratiques, sa vision de la vie au service d’une spiritualité en accord avec les cycles naturels de la vie et l’aspect sacré et divin de la personne humaine.

Depuis son apparition RastafarI a connu beaucoup de tribulations, d’incompréhension et d’oppressions qui nous poussent d’autant plus à défendre notre droit à vivre RastafarI dans sa plénitude. L’article 18 de la déclaration universelle des droits de l’homme indique que : ‘Toute personne à droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, ce droit implique la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seul ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites’.
Ces mots de droiture nous montrent bien tout le chemin qu’il reste à parcourir dans le monde en général et en France en particulier pour que les libertés cultuelles et religieuses de la nation RASTAFARI soient respectées. C’est ce chemin que nous proposons à l’état Français de parcourir par la mise en œuvre de différentes mesures qui permettrai d’améliorer nettement la situation actuelle.

1° La reconnaissance de la communauté RastafarI et de sa spiritualité.

Les membres de la communauté RastafarI font partie intégrante de la population vivant en Guadeloupe en participant à la vie de ce pays en partageant nos idées et notre analyse de la situation, en amenant notre force de travail et surtout notre Amour de l’homme et de la Nature ainsi que notre créativité reconnue dans différents domaines animés que nous sommes par un esprit de résistance.
Pourtant lorsqu’il s’agit de donner à RastafarI sa place et à respecter ses droits de nombreux obstacles subsistent notamment dans le domaine publique : les relations avec les administrations tel que la police et la gendarmerie, les discriminations dans l’éducation nationale, l’accès aux radios et télévision de service publique … Ces obstacles doivent être surmonter par l’établissement d’un nouvel état d’esprit dans les relations entre la communauté RastafarI et les services de l’état.

2°La fin des atteintes à l’intégrité de la foi RastafarI

Motivé le plus souvent par l’ignorance et d’énormes préjugés, mais aussi parfois par une véritable envie de nuire, l’image de RastafarI est associée dans les médias et par d’autres vecteurs à des comportements qui n’ont rien à voir avec cette philosophie de vie tel que le vol, le vice, le crime, la drogue, l’inconscience…etc.

Respectant, d’une part, le droit à chacun d’exprimer son opinion, et sachant d’autre part que nous ne sommes pas exsant de tout reproche, nous sommes prêt à écouter la critique et à accepter le dialogue sur notre mode de vie. Mais lorsque la critique est dépassée par une propagande malsaine ceci débouche sur des situations très difficiles particulièrement pour les jeunes générations RastafarI rejetées par leurs familles influencées par tous ces préjugés mensongers.

3° La dépénalisation de la plantation et de l’usage du cannabis à caractère médicinal et cultuel

Il est connu, prouvé et attesté par toute la population en général mais aussi par tous les spécialistes du sujet que le cannabis est un pilier fondamental de la vie RastafarI .Le cannabis est une plante médicinale qui fait partie de notre hygiène de vie quotidienne pour le corps et pour la méditation spirituelle. Le cannabis intervient dans nos prières journalières, dans nos rassemblements communautaires, dans la pratique de notre culte et l’accomplissement de nos rites. C’est pour cela que pour mettre fin à la victimisation des RastafarI par les autorités judicaires Françaises nous demandons que soit acté la principe de la dépénalisation du cannabis à caractère médicinal et cultuel. En effet le cannabis constitue une plante sacramentelle pour RastafarI donc se plantation et son usage ne devrait pas être considéré comme un délit.

4° L’arrêt des discriminations dans l’éducation nationale

L’une des plus grandes difficultés que rencontrent les familles RastafarI est la scolarisation des enfants. L es difficultés sont généralement dues à des attitudes discriminatoires du personnel enseignant qui sont relayées par les élèves dans les cours de récréation. Nous pouvons signaler les pressions journalières subies par des enfants RastafarI pour couper leurs cheveux, le refus du port du turban et autres couvre-chef qui permettent une meilleur hygiène et aussi une meilleure intégration de l’enfant dans l’école, le refus d’une alimentation respectueuse de nos convictions (végétarisme) dans les cantines… Toutes ces barrières font que l’école peut bien vite devenir un cauchemar pour les enfants RastafarI et leurs familles.
Nous exigeons donc que soit mis un terme définitif à toutes les discriminations et comportement négatifs dans l’éducation nationale Française.

5° La création d’écoles et d’églises RastafarI

L’éducation et l’initiation spirituelle font partie des fondements d’une nation libre et organisée. La nation RastafarI n’est pas prête à négliger cet aspect du développement humain.
C’est pour cela que nous utiliserons tous les moyens nécessaires pour donner aux jeunes générations RastafarI une éducation en accord avec notre philosophie spirituelle et africaine de la vie et à la hauteur des exigences de notre époque.

En tant que RastafarI, nos prières sont les parties les plus importantes de nos vies, en tant que nation à part entière, nous avons de droit d’observer notre religion, notre culte et nos rites, et d’éduquer nos enfants librement hors de toutes pressions et discriminations extérieures.

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CONCLUSION DU DOSSIER

Cette contribution de membres de la communauté RastafarI n’est pas un document anodin appelé à finir au fond d’un tiroir classé sans suite. C’est d’ailleurs ce qui est déjà arrivé par le passé notamment pour les lettres envoyées à Mr SARKOZY par l’E.A.B.I.C lorsqu’il était ministre de l’intérieur. Cette contribution représente les aspirations profondes d’une partie de la population de vous avez choisi de consulter.
C’est pour cela que cette fois nous attendons des réponses sur tous les points concernés par les services de l’état compétents en la matière. L’objectif étant d’établir des discutions constructives, positives et respectueuses entre la nation RastafarI et l’état Français dans le but d’arriver à des solutions pour apaiser des relations souvent tendues entre les membres de la communauté RastafarI et les représentants de l’état français.
Pour tous les points soulevés dans ce document dans le cadre légitime de la déclaration universelle des droits de l’homme, la France auto proclamée patrie des droits de l’homme se trouve devant son jugement tel pharaon devant Moïse dans les temps anciens. Nous espérons que laFrance n'aura pas la nuque raide et le coeur dur pour finir par connaître le même sort. Nous espérons sincèrement que la France prendra le partie du respect du droit et des personnes car celui qui honore l’égalité et la justice pour tous honore Dieu et mérite le pardon.

Nous vous laissons avec 7 mots d’amour : Dieu est amour, aimons nous donc tous.

Contacts: L’Ethiopia Africa Black International Congress
Honorable Prophète Benjamin DESIREE
Honorable Prophète Charlie CHANDLER

Vidéo: