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Thème : Comment favoriser le dialogue social et l'accès à la formation professionnelle ?

Les enjeux du dialogue social syndical.

LA REUNION SERAIT-ELLE MALADE DE SON DIALOGUE SOCIAL ?

Il faut peut-être parfois bon de rompre avec cette idée que s’engager, ce serait en quelque sorte
se compromettre. Pourtant la question du dialogue social ne date pas d’hier et il s’inscrit même, dit-on dans le contexte d’une histoire à la fois longue, riche et parfois tragique. On raconte qu’en France, ce dialogue s’est construit sur deux ou trois siècles si on le fait remonter à la loi Le Chapelier qui a supprimé les corporations. Pourtant le dialogue social a certes été marqué par des mouvements et des conflits divers, dont certains terminant par mort d’homme. Malgré tout, au résultat final, il y avait des avancées qui ont permis et montraient, qu’il y avait une volonté de bâtir ensemble l’a plus souvent emporté sur les tentatives à l’affrontement stérile voire de détruire. Je pense qu’aujourd’hui, la Réunion est à la croisée de son histoire. Plus que jamais, il me semble que notre Île est malade de son dialogue social infructueux voire parfois inexistant ou non pris en compte et il est grand temps après que le COSPAR ayant procédé à cette auscultation, d’avoir fait son diagnostic, semble proposer des remèdes efficaces pour soigner ce malaise. C’est vrai que les premiers symptômes montrent qu’une crise sociale grave et sans précédent s’annonce sur notre Île. D’où les remèdes « cheval » proposés par le collectif. Est-ce que c’est la bonne donne dose ? Mais c’est dans le dialogue qu’on trouvera des solutions ou les meilleurs remèdes. C’est pour cela que je crois fortement au dialogue social. Il faut se réunir mais aussi il faut surtout mieux écouter, mieux discuter du malaise et de négocier des propositions. Car il est important de reconnaitre que la conjoncture est si critique, qu’il est aussi nécessaire pour accéder à ces évolutions, d’améliorer les règles du jeu et de construire une nouvelle architecture de la responsabilité qui sera facteur de cohésion et de stabilité. Cette légitimité repose ou reposera avant tout sur la capacité à chacun des partis à élaborer des propositions, mais d’être animé avant tout par un souci de pragmatisme visant à tout faire pour développer ce dialogue et cette négociation, tout en souhaitant de réduire au maximum tout risque de blocages. C’est pour cela le médiateur qui reste le Préfet doit élaborer au nom de l’Etat, un autre type de dialogue face à ces enjeux nouveaux. Il faut par la suite, élargir ce dialogue social partout et ce dialogue doit être revigoré afin que l’ensemble des partenaires sociaux prennent toute leur place dans les organisations, les relations de travail et tracent ainsi des nouvelles perspectives d’un renouveau du dialogue fondé sur plus de négociations. C’est une démarche que les responsables des fonctions publiques ont aussi intérêt à prendre en compte, dès lors que le climat social monte des signes de malaise. Plus que jamais, il est urgent de redonner une place forte aux partenaires sociaux, car ils sont la « clé de voûte » du dialogue et que toute culture syndicale plus particulièrement à la CFDT (santé), est et sera basée sur le dialogue, enjeu principal pour éviter les conflits. Alors, allons bâtir ensemble pour nos enfants, la Réunion de demain tout en cherchant ensemble, les meilleurs remèdes que notre Île a besoin ! N’est ce pas une sage réflexion ?

Jean Claude COMORASSAMY.
Saint-LEU.