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Thème : Comment faire baisser les prix ?

Controler le processus d'élaboration des prix

Il est vrai que la vie est plus chère ,et souvent à un niveau excessif ,dans les DOM qu'en Métropole. Plusieurs causes à cela (éloignement donc cout du transport, taxes diverses, marges commerciales ). L'existence de salaires augmentés de l'indemnité de vie chère de 40% pour une partie des actifs ( Secteur Public et orgaismes de service ) doit probablement contribuer à alimenter également cette tendance inflationniste en incitant la distribution à aligner les prix sur ce pouvoir d'achat qu'elle sait exister dans une partie non négligeable de la population. Mais il s'agit là d'un "droit acquis" ,y toucher serait socialement explosif . On peut juste d'ailleurs noter à ce sujet l'incohérence qui consiste à stopper le versement de cette indemnité à l'entrée en retraite et donc à créer une inégalité de traitement entre actifs et retraités, comme si ces derniers n'affrontaient plus les mèmes réalités de vie chère qu'ils subissaient lorsqu'ils étaient actifs. La logique du raisonnement de cherté de la vie devrait au contraire aboutir, dans un souci d'équité, à étendre l'indemnité à l'ensemble des salariés,avec un smic spécifique. Mais il est certain que l'économie locale, notemment les PME-PMI, ne le supporterait pas en l'état. Peut-etre serait-il possible d'instaurer un Observatoire de l'évolution des prix outre-mer qui évaluerait à intervalle fixé par la loi le surcout réel des prix qui servirait de base à la modulation de la prime correspondante. L'INSEE pourrait etre chargée d'une telle mission.
Imposer une baisse des prix d'un certain nombre d'articles dits de 1ère nécessité me semble illusoire et non productif : d'une part cela ramène à une politique d'encadrement des prix qui a été partout abandonnée car non efficace économiquement et relevant d'une idéologie d'économie étatique qui n'a réussi durablement nulle part , d'autre-part elle est facilement contournable par les acteurs économiques .
Si l'on veut s'attaquer réellement à ce problème, il me semble nécessaire de remettre à plat tout le processus d'élaboration des prix et tenter d'agir sur toutes ses étapes,c-à-d:
-réglementer les frais d'approche en instituant ,comme pour la Corse, le principe de la continuité territoriale (pour le fret,comme d'ailleurs pour les passagers ).Une obligation de service public concernant la régularité et la modération des tarifs devraient ainsi etre imposée à tous les tansporteurs aériens et maritimes entre l'Hexagone et les DOM, ce lien étant vital pour la liberté de circulation des citoyens et l'économie de ces territoires.
-rationaliser le poste constitué par les taxes, notemment TVA et octroi-de-mer. Le seul objectif de la détermination et de la modulation de l'octroi de mer par les Conseils généraux doit ètre de protéger et permettre le développement de productions locales ( et donc de secteurs de production ) lorsqu'il y a concurence avec des produits importés.
-contenir les marges bénéficiaires des différents intermédiaires et commerçants par des mesures réglementaires ou législatives. A ce sujet, il est intéressant de signaler qu'il est propement incompréhensible de constater que des productions agro-alimentaires locales ( confitures, sorbets,yaourts.....)
soient plus chers que les produits équivalents importés de la métropole. On n'en voit pas la raison car elles ne supportent pas de frais de transport transatlantiques ni d'import-export.