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Thème : Comment mieux organiser la gestion des collectivités et de l'Etat ?

contre l'évolution statutaire

L'Etat français semble ne pas jouer pleinement son rôle en Guyane; en effet, la valse des préfets à souvent impliqué une gestion quotidienne, à court terme, en privilégiant le « pas de vagues » et le décollage de la fusée, sans véritablement entrer dans un projet de développement pour la Guyane. Aussi, il est tout à fait normal que les élus responsables se posent des questions et réagissent. Ainsi, certains élus de guyane prônent l'évolution statutaire comme remède au malaise guyanais mais cette évolution statutaire proposée a des conséquences grâves et irréversibles pour la Guyane.

Non à l'évolution statutaire
L'autonomie est accompagnée d'un transfert de compétences notamment dans le domaine du foncier :
Comment est ce que les élus de cette nouvelle assemblée vont gérer le foncier?
Certainement d'une manière anarchique et inégale. Aujourd'hui l'Etat possède la terre. L'avantage, c'est que celle-ci n'est pas distribuée arbitrairement, la terre reste protégée de la déforestation et de la pollution.D'autre part, lorsqu'une collectivité propose un projet, l'Etat rétrocède la terre sans difficulté. Le dialogue est donc ouvert entre les collectivités et l'Etat.

La seconde compétence mise en avant est l'exploitation minière. Or qui sont les représentants des orpailleurs aujourd'hui? Les indépendantistes, et ceux-ci souhaitent exploiter l'intérieur de la Guyane sans contrôle et sans rendre compte. Aujourd'hui, même si la lutte contre l'orpaillage clandestin et contre la pollution exigerait une intervention plus marquée de l'Etat, celui-ci veille et contrôle cette activité, demain, avec cette évolution statutaire, les orpailleurs auront le champs libre et l'assemblée n'aura pas les moyens d'encadrer cette activité minière.

La Guyane à aujourd'hui encore plus besoin d'une meilleure implication de l'Etat.
Le transfert des compétences implique aussi le transfert 'approprié' des finances. 'Approprié' c'est à dire ajusté et ajustable dans l'avenir. N'oublions pas la forte croissance démographique entraine des besoins toujours plus grands. Prenons par exemple le cas du RMI transféré il y a peu au conseil général. Déjà aujourd'hui, les subventions pour pallier ce transfert ne sont pas à la hauteur des besoins, alors imaginez demain; l'Etat nous demandera d'assumer notre autonomie. Les prestations sociales seront donc menacées avec l'autonomie.

Aujourd'hui en Guyane, de nombreux projets reçoivent des subventions européennes. Or les subventions européennes vont de plus en plus être affectées aux nouveaux pays entrants dans l'union européenne (pays de l'europe de l'est). Et l'appui de l'Etat pour obtenir ces subventions européenne paraît plus que nécéssaire à la Guyane.

Alors que le regroupement de la région et du conseil général est possible sans changer de statut (ce changement est une exigence européenne et sera donc favorisé par l'Etat d'ici peu.), et plutôt que l'autonomie qui ne nous permettra pas d'assumer les besoins des guyanais, une véritable réflexion sur le développement de la Guyane à moyen et long terme avec une meilleure implication de l'Etat doit être envisagée. Les 95% de oui au référend'hum à Mayotte nous prouve que l'autonomie est plus que difficile à assumer.